Une journée à la ferme de Marconville

Ce billet fut rédigé à l’origine pour le blog grenouille citadine

Ce dimanche, c’était visite à la ferme de notre agriculteur. Comme je fais malheureusement partie de ces gens qui travaillent régulièrement le week-end, je n’y vais pas à chaque fois, mais dès que c’est possible, nous essayons d’y aller en famille car c’est toujours un super moment. D’ailleurs, les visites à la ferme du producteur font partie intégrante de la démarche Amap : on ne peut pas se sentir vraiment amapien si on ne fait pas un saut à la ferme au moins une fois dans l’année. Ca fait partie du truc : on n’est pas là pour donner des sous comme au supermarché et recevoir en échange des légumes calibrés, pré-triés et pré-lavés: on est là pour maintenir une agriculture paysanne de proximité et de préférence biologique qui est particulièrement à la peine, et par notre abonnement donner à notre agriculteur une visibilité qu’il n’aura jamais dans une bataille avec la grande distribution. Qui dit proximité dit donc présence des deux parties : c’est pour cela que je vais essayer de résumer un peu ici ce qui me semble indispensable dans la relation agriculteur/ amapien, et qui en tout cas nous satisfait pleinement dans le fonctionnement de notre Amap à nous !

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On y va parce que c’est sympa !

C’est l’aspect auquel on pense le plus spontanément, surtout quand on est citadin : la mise au vert ! Il y a toujours un pique-nique géant en milieu de journée près des serres – où l’on peut s’abriter si il pleut ! – et c’est toujours un super moment : le moment de faire connaissance avec l’agriculteur et les autres amapiens, de faire un bon gueuleton (Loïc que l’on voit ci-dessus à gauche prévoit toujours des grillades ou un méchouis, beaucoup apportent des salades ou des gâteaux géants), de profiter du plein air dans un joli coin de campagne picarde. C’est ce qui amène les familles avec de jeunes enfants, qui du coup se déplacent essentiellement pour le pique-nique et vont se ballader ensuite. Mais cela attire aussi toutes sortes de tire-au-flanc de (parfois) notre espèce, qui se lèvent tard et n’arrivent qu’à l’heure du déjeuner alors que la journée à la ferme a débuté aux aurores. Normalement on vient pour donner un coup de main dès le matin (désherbage, cueillette et j’en passe), mais même quand on prend les choses en cours de route ou que l’on vient les mains dans les poches, on est toujours bien accueilli et c’est très décontracté!

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On y va parce qu’une bonne connaissance commence par là.

C’est déjà plus technique, mais c’est vrai de vrai : si nous ne savons pas où nos légumes poussent et dans quelles conditions, ça n’a aucun intérêt de faire partie d’une Amap ! Voici donc l’occasion de faire connaissance avec divers champs, diverses serres (non chauffées bien sûr), de voir nos “vieux” fraisiers pleins de chardons et camomille sauvage, d’admirer les plans de nos futures tomates du nord de la loire (qui savent bien se faire attendre, mais qu’à l’automne on n’arrête plus!), de discuter des vrais problèmes de sécheresse de cette année, qui tuent tous les semis, et font monter salades, bettes et poireaux en graines pour les rendre inconsommable bien plus tôt que prévu – cf plus haut dans la camionette, une salade “montée”. Résultat nos paniers du mois de mai sont bien maigres, surtout en produits frais, mais comme avec un potager nous savons pourquoi ! C’est aussi l’occasion de connaître le point de vue et les méthodes de l’agriculteur avec qui nous travaillons, et avec Loïc aucun doute : c’est un convaincu, contrairement au tout premier agriculteur de notre toute première Amap !

A l’inverse c’est aussi pour Loïc l’occasion de faire connaissance avec ses Amapiens, de voir comment chaque Amap fonctionne et s’organise – chacune étant une association différente, chacune a ses propres règles et son propre fonctionnement. Ce qui peut être très variable en fonction des années, de ceux qui prennent les choses en main etc. Mais globalement, Loïc sait qu’il pourra compter sur tous pour lui “trouver des paniers” (donc de nouveaux abonnements) s’il aggrandit son exploitation ou qu’une Amap disparaît.

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On y va pour rendre service et faire un peu d’apprentissage agricole.

C’est le nerf de la guerre, car c’est par le besoin de coup de main que la proposition de visite démarre ! Il peut y en avoir un seul comme plusieurs dans l’année, tout dépendra des besoins et de la taille de votre exploitation : dans notre cas où l’exploitation s’est aggrandie récemment et fournit de nombreuses Amap, il y a plusieurs appels par an, qu’on est toujours libre de suivre ou non – à notre Amap les participants s’engagent théoriquement sur leur contrat à venir aider au moins une fois par an, ce que je trouve normal, mais qui dans les faits est un peu plus fantaisiste… En tout cas il peut y avoir de tout : plantation de pommiers, désherbage manuel, cueillette de petits pois, où comme ici, plantation de griffes d’asperges, opération qui m’intriguait au plus haut point car je méconnaissais totalement ce légume absent de mon terroir d’adoption… Pour résumer les photos ci-dessus : 1) on fait une tranchée, pas manuellement de préférence ! 2) on la fume à l’aide du tracteur et de quelques binettes 3) on recouvre la fumure de terre pour éviter de bruler les jeunes plants 4) on dépose les griffes qui ressemblent à des chevelures-asticots du 3e type 5) on recouvre de terre à nouveau, en faisant éventuellement une jolie petite butte ! Et après…. plus qu’à attendre deux ans pour les consommer, si tout va bien !!!

22___Pot_finalEn tout cas j’ai posé la question cette fois-ci, car vu la maigre portion de vrais travailleurs qui vient à chaque fois, deux fois moins nombreuse que les dilettantes, eux-même en nombre restreint par rapport à ceux qui ne mettent jamais les pieds à la ferme, je commençais à me demander si nos coups de mains étaient réellement utiles, ou faisaient juste partie du décor… Eh bien la réponse est si, mille fois si ! En fait, malgré ses 7 salariés (dont un apprenti) et avec ses presques 500 paniers à livrer plusieurs fois par semaine en région parisienne, l’exploitation fonctionne à flux tendu. Entre les cueillettes, les livraisons, les semis, les travaux d’entretien divers… les coups de main concernent réellement des choses qu’on n’aurait pas eu le temps de faire autrement, ou qui auraient obligé à en sacrifier d’autres. Et finalement, à 7 personnes que nous étions à peu près lors de cette plantation d’asperge, même en n’étant pas des pros nous avons avancé autant en une journée que tous les salariés de l’exploitation réunis, ce qui n’arrive jamais de toutes façon, car chacun vaque toujours en divers endroits… Donc si vous appartenez à une Amap, surtout n’hésitez pas : participez, rengagez-vous !!!!

Et après ? Eh bien après, qu’on se le dise : le plaisir de manger des légumes “à qui l’on a déjà été présenté” est à mon sens un plaisir inégalé… Même si ça demande de donner un peu de soi ! Car cette participation est finalement fort peu exigeante, par rapport aux besoins d’un potager personnel, par exemple…  Alors il faut bien admettre que la mutualisation a d’énormes avantages, pour qui se donne la peine d’y réfléchir cinq minutes !

Gazette de Marconville n°16

Un numéro bien fourni ce mois-ci : il est question de plantations, repiquages, semis, récoltes… Vous saurez tout sur les difficultés matérielles et financières d’un agriculteur bio en Picardie, ainsi que sur la nécessité d’organiser la rotation des cultures pour éviter certaines maladies.

A prévoir cette année : une journée à la ferme “spécial fruits rouges” – les amapiens et amapiennes sont invités à venir désherber et préparer les serres car les fraises et les cassis arriveront tôt cette année !

Bonne lecture ! Téléchargez ici la gazette en PDF : gazette de Marconville n-16

Gazette de Marconville n°13

Des nouvelles de l’équipe qui s’agrandit, des semis et futures récoltes, du gel…

Vous y trouverez la liste des plantations, c’est-à-dire ce qu’il y aura dans nos paniers entre février et mai prochains… Si vous avez des idées, suggestions, faites-les remonter à la ferme !

Téléchargez le pdf ici : gazette de Marconville n-13

Gazette de Marconville n°11 – des nouvelles de la ferme

Dans ce 11ème numéro de la Gazette, vous en apprendrez plus sur les effets de la terrible sécheresse de cet été 2010, les maladies, les pucerons et comment on les traite en bio. Vous apprendrez aussi que la Répression des Fraudes contrôle nos paniers, ainsi que les produits annexes (fromage, miel…).

Téléchargez la gazette de Marconville n-11

Par Loïc et Delphine

Gazette de Marconville n°10 : juillet 2010

Quelques nouvelles de Marconville à l’heure de la sécheresse : gazette de Marconville n-10

  • Arrêté préfectoral de sécheresse dans l’Oise
  • Les conséquences sur les légumes
  • Une facture d’eau salée…
  • Ouf ! Le retard est rattrapé !
  • Sous les serres
  • Cueilleurs du dimanche
  • Les travaux en cours à Marconville et à Berneuil
  • Le bébé de Loïc est enfin arrivé !

Demandez la gazette de Marconville n°8 !

A télécharger, la gazette n°8 où l’on parle de la sécheresse (eh oui, vu de Paris on n’a pas trop l’impression) ; de l’arrosage, du binage et du buttage ainsi que du repiquage  ; des doryphores que l’on écrase à mains nues ; et enfin de la confirmation du méchoui à la ferme le 13 juin !! Loïc s’occupe du mouton et nous les amapiens on apporte le reste : salades, pain, desserts, boissons…

gazette de Marconville n-8

Des nouvelles de la ferme : la Gazette de Marconville n°7

gazette de Marconville n-7

Vous trouverez dans ce numéro 7 des nouvelles des légumes (bientôt la ratatouille), des serres et des légumes en plein champ, de la météo à Marconville (il parait que là-bas il ne pleut PAS ASSEZ ;-) ), ainsi que des graines, des plants et des plantules…

Et surtout l’invitation à un grand méchoui à la ferme le 13 juin !

Repiquage intensif

La semaine dernière, hormis la préparation des livraisons, l’essentiel du temps a été consacré au

repiquage sous les serres (salades, mâche, épinards, choux fleur, choux pointus et brocolis) car une

grosse quantité de plants commandés est arrivée d’un coup, après 2 à 3 semaines de retard suite aux

difficultés climatiques. Il y a encore 3000 plants de blettes à planter mais pour l’instant, les serres sont

pleines, la place est prise par les légumes qui ont poussé plus lentement que prévu avec le froid

prolongé. Il est possible que certains légumes soient récoltés avant d’avoir terminé leur croissance : si

vous trouvez parfois certains légumes petits dans vos paniers, c’est qu’il fallait faire de la place dans

les serres pour préparer la suite. Car tout retard dans le repiquage a une influence sur le contenu des

paniers des mois suivants !

Nos amis les animaux

Les légumes ne sont pas les seuls à souffrir du climat, certains animaux bien intentionnés aussi, qui,

par ce froid prolongé, ne trouvent pas grand-chose à manger. Certains ont donc trouvé avec bonheur

de quoi se réchauffer et…se rassasier sous les serres !

A Berneuil, sous les serres, les lapins ont fait de gros dégâts en dévorant à pleine dents persil, mâche

et une quantité importante de pain de sucre. A Marconville, c’est un champ de carottes qu’ils ont

englouti.

Les musaraignes se sont quant à elles réfugiées cet hiver sous les plastiques posés au sol des serres

de blettes. Une fois bien au chaud, elles mangent tranquillement les racines des blettes, qui ne

survivent pas au festin. Monsieur Boulanger père leur fait la chasse depuis des semaines avec des

pièges à tapettes et du fromage alléchant : il en a ainsi attrapé plus d’une centaine !

Sans oublier notre ami le daim qui lui aussi trouve cet hiver interminable : il est venu souvent se

réchauffer et trouver pension complète dans les serres. Il raffole particulièrement des carottes et des

salades, dont on remarque régulièrement la disparition. Loïc rêve parfois la nuit d’un daim au

méchoui, mais une fois réveillé, se raisonne et laisse son fusil de chasse à sa place.